Le prénom iel a été inventé parce que la langue française n’a pas de mot non genré pour les personnes. Au contraire en anglais il existe un pronom “them” et le pronom “iel” vise à imiter des pronoms neutres comme “they/them” en anglais ou les autres langues germanique.
Le Français est une langue romantique avec des origines latines, pour lesquelles le genre est très important pour tous les mots. A cause de cette importance, le genre est aussi plus intégré dans la société française parce que c’est un concept qui est présent dans toutes les conversations quotidiennes. Pour cette raison, la réaction de l’Académie française a été négative.
En 2021, le dictionnaire Robert de la langue française a inclu “iel” dans sa nouvelle édition. Pour le public, cela n’a pas été un événement tragique, mais L’Académie Française en a jugé autrement. Ils disent qu’ un nouveau pronom est plus confus pour le public, bien que d’autres langues comme l’Anglais et l’Allemand ont déjà trois pronoms, dont un neutre. Le Robert adopte une approche descriptive : si un mot existe dans la vie réelle, on l’enregistre. Cette décision a immédiatement provoqué un grand débat. Certains ont applaudi, en disant que c’était une avancée nécessaire. D’autres ont crié à la dérive idéologique.
L’Académie Française, qui est souvent vue comme la “gardienne” du Français, a été très critiquée. Dans un communiqué, elle affirme que l’introduction de « iel » risque de créer de la confusion. Selon elle, la langue française possède déjà des outils pour parler de manière générale, comme le masculin “neutre”. Les académiciens défendent une vision stable de la langue qui doit rester structurée et ne pas changer trop vite, surtout à cause de mouvements sociaux. Pour eux, « iel » n’est pas une évolution naturelle, mais une pression extérieure sur la langue.
Beaucoup de personnes ont trouvé la réaction de l’Académie trop conservatrice. Pour les défenseurs du langage inclusif, dire que “le masculin vaut pour neutre” n’est pas suffisant. Ils rappellent que cette règle a été créée par une société inégalitaire, où le masculin devait dominer le féminin. En réponse, l’Académie Française a dit que l’introduction de “iel” dans la langue française n’est pas naturelle. Personnellement, je ne suis pas d’accord. A mon avis, la réponse naturelle est de changer la langue pour les personnes non binaires, qui veulent utiliser un mot différent pour se désigner. L’option n’est-elle pas pratique et même amusante ?
Quand j’étais en troisième, ma professeure de français m’a dit qu’iel est un pronom, et que si je voulais, elle pouvait l’utiliser pour moi. J’ai beaucoup apprécié le choix et l’information à un moment où mon identité était une nouvelle chose pour moi. Maintenant j’aime utiliser “il” aussi, mais “iel” reste un pronom très spécial pour moi.
Le débat autour de « iel » n’est finalement pas seulement grammatical. Il pose des questions plus profonde :
Comment une société reconnaît-elle les identités minoritaires ?
La langue doit-elle s’adapter aux changements sociaux ?
Qui décide de qui a “raison” en français ?
D’un côté, il y a une vision prescriptive, qui veut garder les règles comme elles sont. De l’autre, une vision descriptive, qui accepte la langue telle que les gens l’utilisent. Aujourd’hui, le mot continue d’être utilisé, surtout chez les jeunes. Il n’apparaît pas dans les textes officiels, et les institutions le contestent encore. Mais son existence montre que le français est une langue vivante, qui change avec ses locuteurs.
Que l’on aime ou non ce pronom, « iel » a ouvert une vraie réflexion sur le genre, sur l’identité et sur la manière dont la langue peut inclure ou exclure.
- Non genré / non genrée
Qui ne marque ni le masculin ni le féminin. - Désigner
Nommer ou parler de quelqu’un ou de quelque chose. - Issue de
Qui vient de, qui a pour origine. - Fortement intégré
Très présent et profondément ancré dans quelque chose (ici, la société). - Approche descriptive
Manière de décrire la langue telle qu’elle est réellement utilisée par les gens, sans dire ce qui est « correct » ou non. - Dérive idéologique
Changement perçu comme excessif ou motivé par des idées politiques ou sociales plutôt que par des faits. - Gardienne (de la langue)
Institution ou personne qui protège et surveille les règles d’une langue. - Valeur neutre
Sens général qui ne précise pas le genre masculin ou féminin. - Pression extérieure
Influence venant de l’extérieur (ici, des mouvements sociaux) qui pousse à changer quelque chose. - Soulever (une question)
Mettre en avant un problème ou un sujet de réflexion.
Controle
- Que signifie le pronom « iel » ?
A. Un pronom masculin
B. Un pronom féminin
C. Un pronom non genré
D. Un pronom familier - Dans quelle situation utilise-t-on le pronom « iel » ?
A. Pour parler uniquement d’un homme
B. Pour parler uniquement d’une femme
C. Pour parler d’une personne non binaire ou qui ne se reconnaît pas dans « il » ou « elle »
D. Pour parler d’un objet - Quelle phrase utilise correctement le pronom « iel » ?
A. Iel est contentes aujourd’hui.
B. Iel est content aujourd’hui.
C. Iel sont content aujourd’hui.
D. Iel aimes le français. - Quelle est la forme correcte du verbe ?
« Iel ___ au cinéma ce soir. »
A. vont
B. vas
C. va
D. allez - Le pronom « iel » est surtout utilisé :
A. Dans les textes officiels
B. À l’Académie française
C. Dans le langage courant, surtout chez les jeunes
D. Uniquement dans la littérature classique - Pourquoi l’Académie française critique-t-elle « iel » ?
A. Parce qu’il est trop ancien
B. Parce qu’il viendrait du latin
C. Parce qu’il risquerait de créer de la confusion
D. Parce qu’il est obligatoire - Quelle phrase est grammaticalement correcte ?
A. Iel est très motivé pour son projet.
B. Iel sont très motivé pour son projet.
C. Iel êtes très motivé pour son projet.
D. Iel motivent pour son projet. - Le dictionnaire Le Robert a inclus « iel » parce que :
A. L’Académie l’a demandé
B. Le mot n’est plus utilisé
C. Le mot existe dans l’usage réel
D. Il est obligatoire à l’école - Le pronom « iel » est le plus proche de quel pronom anglais ?
A. He
B. She
C. It
D. They - Quelle phrase correspond à une vision descriptive de la langue ?
A. La langue ne doit jamais changer.
B. Seules les règles officielles comptent.
C. Si les gens utilisent un mot, on peut l’accepter.
D. Les nouveaux mots sont toujours incorrects.