À Marseille, le street art est une façon de partager la culture, des idées, l’histoire, et les voix de ses habitants.

Origines, fonctions et reconnaissance du street art:
Le street art est une façon de partager les idées politiques, culturelles et décoratives. À l’origine, il apparaît souvent dans des contextes de crise urbaine et a servi à exprimer des opinions sociales. Le street art politique ou culturel est souvent illégal, et les villes préfèrent le street art plus décoratif et positif. Ça permet aux autorités de contrôler les messages visibles par le public. Le street art joue un rôle très important dans l’identité et l’histoire de Marseille. D’abord, dans les années 1970s, le street art était considéré comme du vandalisme. La ville a commencé à autoriser le street art dans les années 2010. Ce changement montre une nouvelle vision du street art, comme outil de renouveau urbain. L’art est varié selon les quartiers, et il contribue à l’image d’une ville créative, populaire, et multiculturelle. Aujourd’hui, Marseille est considérée comme l’une des capitales du street art en France, en raison de la quantité et de la diversité des œuvres visibles dans l’espace public.
Le Cours Julien: quartier alternatif et artistique
Depuis 2013, le Cours Julien est considéré comme le cœur de l’art de la ville ; c’est un lieu central où les graffeurs, muralistes, et peintres font du street art. Le quartier est connu pour son ambiance jeune et alternative. Le street art du Cours Julien est souvent très coloré, et il fait partie de l’image du quartier comme un endroit artistique et alternatif. Au Cours Julien, 80 à 90% des commerces sont graffés. Cela montre comment le street art est intégré dans le paysage du quartier. Pour la plupart, les commerçants valorisent cet art, mais certains le perçoivent encore comme une dégradation, parce que le débat entre art et vandalisme existe toujours. En se promenant sur le Cours Julien, on peut voir les œuvres de plusieurs artistes célèbres comme C215, qui a peint cette œuvre de Rihanna, ou Monsieur Chat.

Le Panier: entre l’histoire, la modernité, et le tourisme
Le Panier est une zone plus ancienne, qui est un autre endroit important du street art marseillais. Ce quartier est un mélange entre l’histoire et la modernité. Là, on peut trouver des œuvres qui se mélangent bien avec l’architecture du quartier. Les artistes adaptent souvent leur style aux murs anciens et aux ruelles étroites. C’est le plus vieux quartier de Marseille, avec des petites rues où presque chaque mur porte une fresque ou un graffiti. Le street art au Panier est plus décoratif que politique. Dans ce quartier, il y a un “tour” du street art, et aussi une fête qui lui est dédiée; le street art du Panier est plus attractif pour les touristes, et moins lié à la politique. On peut par exemple voir des œuvres de Nhobi, un artiste brésilien connu pour ses personnages avec des visages grimaçants, comme sur cette image. Quelques graffeurs n’aiment pas le street art de cette zone. Dans un article d’OpenEdition, un graffeur dit que “le Panier est devenu Disneyland, alors qu’avant personne ne venait dans ce quartier”. Cette critique montre la peur de perdre l’authenticité.

Street art et politiques urbaines
Les artistes et les pouvoirs politiques de Marseille trouvent parfois une façon de travailler ensemble, comme quand le street art aide avec la transformation urbaine de Marseille. Les pouvoirs publics utilisent le street art pour améliorer l’image de certains quartiers, avec des projets municipaux qui utilisent les fresques pour améliorer les zones dégradées. Par exemple, il y a des projets sur la rocade L2 qui présentent les choses comme “la plus grande galerie de street art à ciel ouvert d’Europe”. Elles ont été réalisées par plusieurs artistes avec des financements. Mais ce projet est critiqué par certains graffeurs, qui le voient comme une aseptisation du street art.

Une identité urbaine en mouvement:
Le street art à Marseille n’est pas seulement une forme d’art, c’est aussi un langage entre des habitants, les pouvoirs publics, les artistes, et les touristes de la ville. Il raconte l’histoire de la ville, questionne les choix politiques, et transforme l’apparence des quartiers. Tout ça fait partie de l’identité de la ville, avec ses contradictions entre l’art et le vandalisme, et entre liberté et contrôle. Au final, le street art à Marseille reflète l’esprit de la ville, et c’est parfois conflictuel, mais toujours en mouvement.
References:
La culture du street art à Marseille – Marseille Tourisme
Marseille, la capitale du street art – Lœscher
Street art: quand Marseille fait parler ses murs – RFI
Street art: sur les murs de Marseille – AGAM
Vocabulaire:
- Multiculturelle – quelque chose qui regroupe des cultures différents dans le même espace.
- Graffeurs – les personnes qui font des graffitis.
- Muralistes – les personnes qui peint des œuvres sur les murs.
- Dégradation – dommage causé a un espace ou un objet.
- Personnages grimaçants – personnages représentés avec des expressions exagérées.
- Rocade – grande route comme la L2 à Marseille.
- Aseptisation – rendre quelque chose moins authentique.
- Pouvoirs publics – autorités qui sont responsables pour une ville.
- Financements – argent donné pour faire quelque chose.
- Vandalisme – dommage à un espace.